

Bienvenue sur ce blog. Vous y trouverez les documents sur le passé du village, cartes postales, monographie 1900 et tous documents intéressant l'histoire, petite ou grande touchant à Mondeville. Vous êtes naturellement invités à réagir sur ce blog, pour nous apporter une information complémentaire,nous proposer un document inédit, critiquer une hypothèse ou proposer un sujet d'intérêt. Nous espérons ainsi, avec vous , faire vivre ce modeste blog.


Photo de la tourelle
Les parapets ont complètement disparu mais il reste, au mur extérieur situé sur la rue de la Grande roche des contreforts qui laissent supposer que les Dames de Port-Royal avaient une chapelle à l’intérieur de la ferme
Photo des contreforts
La deuxième ferme était celle du Chalembier, située à l’est de l’église et qui a appartenu à la famille de Bizemont de 1450 à 1700 environ.
Elle s’étendait du Bout aux Noguets au chemin de la Croix rouge, en y comprenant la troisième ferme moins importante et qui s’appelait la Roche Corbeau.
Le Chalembier possédait une prison et une salle d’audience, des souterrains, percés dans le tuf, s’étendaient en diverses directions et pourraient bien avoir eu une issue dans l’une des tourelles de la première ferme.
Les Dames de Port-Royal ayant acheté les bâtiments du Chalembier les vendirent, au moment de la révolution, au sieur Yver, curé de Mondeville à cette époque, mais elles se réservèrent la prison et la salle d’audience.
Il faut dire en passant que ledit curé Yver était peu sympathique à la population. Le dimanche 11 avril 1790, il refuse de prêter serment à la constitution devant François Vidy, officier municipal, et en 1791 les habitants le destituent eux-mêmes, à cause de « son mauvais caractère de curé ».
En 1711, la ferme du Chalembier fut le théâtre d’un incendie des plus terribles. Par une imprudence de la fermière, le feu prit dans une grange pendant la nuit du 1er au 2 juillet. Le vent qui était du sud, jeta ce feu sur l’écurie et la bergerie avec une telle violence que les habitants assemblés n’osaient s’en approcher. Le fumier de la bergerie brûla jusqu’au 15 novembre suivant.
La quatrième ferme était celle de la Rapillotte, située dans la partie de Mondeville dite le Bout d’en Haut.
La cinquième, sise au Bout d’en Bas, était celle des Trois Pignons qui a eu pour principal seigneur Gaspard Pilliard.
La sixième était celle de la Garde, également au Bout d’en Bas. Il n’est resté aucun souvenir intéressant sur ces trois dernières fermes qui ont disparu avec les autres pour faire place à de modestes maisons d’habitation.
Au XVIe siècle, Mondeville avait un notaire et un juge qui rendait la justice au nom des Dames de Port-Royal. A 500 mètres environ du village, vers le sud-ouest, on remarque une éminence portant le nom de « Justice ». Peut-être y exécutait-on les arrêts des juges.
Enfin, à un kilomètre en se dirigeant vers le sud, se trouvait un château portant le titre de château de Mézières qui dépendait du baillage de La ferté-Aleps. En 1425 il était habité par François Antoine Ducarou, noble homme et page du Roi.
Une avenue partant du chemin du Grand Orme allait rejoindre le château ; un parc de 8 hectares, attenant au dit château, a été arraché et 2 grilles, dont une donnant sur Mondeville et l’autre sur la route d’Etampes, ont été remplacées par des murs.
Il existait aussi un pressoir et un colombier qui ont été détruits.
En 1581 un de Bizemont, seigneur du Chalembier, avait épousé Anne Bâtard de Neufville de Villeroy et se trouva allié à la famille Ducarou qui s’éteignit avec Louise Charlotte Ducarou, dame de Mézières et veuve de Mr de Valcourt. Mézières fut alors donné à l’abbé Geouffre Pierre Joseph qui mourut en 1813. Depuis cette époque, la ferma a appartenu à différents particuliers, et les terres qui en dépendaient ont été morcelées.
A deux kilomètres de Mondeville se trouve le hameau de La Padôle qui ne compte plus que sept ménages mais qui a eu une plus grande importance , ainsi qu’en témoignent des ruines assez nombreuses. Il faisait autrefois partie des domaines du marquis de Villeroy dont les limites étaient indiquées, comme celles de Port-Royal, par de grosses bornes carrées. Quelques unes existent encore et portent les initiales D.V.
Au nord de Mondeville, au lieu dit « Les Mazures », des trâces d’habitation se faisaient aussi remarquer il y a quelques années. On a découvert les restes d’une cave, un pan de muraille de 2 mètres de long sur 0,40 m d’épaisseur. Il pourrait y avoir eu un monastère en cet endroit car la tradition nous parle du moine des Mazures.
A l’intérieur du village, sur un carrefour situé au « Bout d’en Haut » se trouve une croix en forme d’obélisque et portant , sur l’un des côtés , l’inscription suivante
LD-PN
LOVYS D’IF ET
PERRINE NOGUET
SA FEMME ONT
DONNEE CESTE
CROIX EN L’AN
MVI.CXIIII .
PRIEZ DIEU
POUR EUX
Ladite croix ayant eu besoin d’être réparée, des fouilles furent pratiquées dans l’espoir de découvrir les restes des donateurs, mais les recherches demeurèrent sans résultat, et c’est à tort que des ossements trouvés un peu plus loin furent apportés sous cette croix.
Mondeville a dû beaucoup souffrir pendant les guerres d’autrefois, car on a aussi découvert , dans les murs des vieilles habitations et dans les rues, des corps inhumés à fleur de terre. En 1881, un ouvrier carrier a trouvé des urnes funéraires qu’il a brisées par ignorance . Ces urnes renfermaient les restes de jeunes enfants.
L’église, située près de la place communale, a dû être bâtie en plusieurs fois. Le chœur et le clocher paraissent dater du XIIIe siècle, ainsi que la chapelle de la vierge qui forme bas-côté ; quant à la nef, elle semble être du XVe siècle.
On prétend qu’il a dû exister, avant l’église et au même lieu, une chapelle et l’on a vu, jusqu’en 1861, époque à laquelle il est tombé, un pan de muraille formant l’un des côtés d’une grange et qui aurait fait partie de cette antique chapelle.

Photo de l'Eglise
Les familles de Bizemont et Ducarou ont été enterrées dans la chapelle formant bas-côté de l’église actuelle. D’après une inscription dont quelques mots étaient encore lisibles en 1850, les restes de seigneurs de Mézières reposaient sous une pierre tombale portant gravés un guerrier, le casque et le haubert à ses pieds, l’épée au côté et sa dame près de lui. Aujourd’hui, il ne reste plus trace de cette pierre qui a disparu dans les réparations faites à l’église.
Mondeville en Gâtinais était, en 1647, ainsi que nous le rapportent les antiquités de Corbeil, « gros village et paroisse remplie de petite noblesse ». En 1710, il avait 71 feux ; en 1855, 166 feux, soit 560 habitants et actuellement il ne compte plus que 430 habitants.
Cette diminution rapide de la population est motivée par la désertion des travaux agricoles, et il ne faut pas compter sur l’élément étranger pour repeupler Mondeville qui est dépourvu de toute industrie et trop éloigné des communications. Toutefois, il y a lieu d’espérer que, grâce à l’amélioration des procédés de culture, les habitants voyant augmenter leur bien-être, se trouveront encouragés à travailler ce sol si fertile que la routine leur faisait abandonner.
[1] Note du copiste : hypothèse aujourd’hui contestée par des préhistoriens et des spécialistes de l’art rupestre.
